Lexique
Accession sociale à la propriété
Accession sociale, accession libre… qu’est ce qui fait la différence ? La précision "sociale" induit une nouvelle dimension, principalement liée à la notion de niveau de revenus et de prix de vente. En effet, l'accession sociale à la propriété est dite sociale car c'est une accession aidée par l'état, ce qui va lui conférer des contraintes spécifiques (comme le respect de plafonds de ressources et la nécessité de faire du bien ainsi acheté sa résidence principale) en contrepartie d'avantages financiers certains (notamment une TVA à taux réduit de 7%). Elle a pour objectif de permettre l’accession à la propriété au plus grand nombre.

Bâtiment Basse Consommation (BBC)
BBC pour Bâtiment Basse Consommation, vous en avez sans doute entendu parler. D’autant plus que, à compter de janvier 2013 toutes les constructions neuves doivent atteindre ce niveau de performance. Il s’agit d’un label, qui s’applique aux bâtiments dont la consommation d’énergie est inférieure à 60 kWh/ m2 SHON (seuil est corrigé selon les différentes rigueurs des zones climatiques françaises). 5 types de consommations sont prises en compte dans le calcul : le chauffage, le refroidissement, la ventilation et les auxiliaires de chauffage, la production d'eau chaude sanitaire et l'éclairage des locaux. Le label BBC implique le recours à un certain nombre de techniques, comme l’isolation thermique par l’extérieur, le recours à des chaudières gaz à condensation ou pompe à chaleur pour le chauffage, l’émission de chaleur douce, le chauffe-eau solaire et / ou une part importante en énergies renouvelables...

Développement durable
Selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, le développement durable est « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». L'objectif du développement durable est de définir des modes de fonctionnement qui concilient les trois aspects économique, social, et écologique des activités humaines.

Eco-geste
Dans la vie de tous les jours, nous accomplissons un grand nombre de gestes qui peuvent sembler « banals », comme faire la vaisselle, aller cherche du pain, se laver… pas si banal que ça ! Car toutes nos actions ont un impact sur notre environnement. Un éco-geste, c’est le fait d’adopter un comportement, des réflexes, qui permettent de limiter ces impacts, pour consommer moins et mieux, éviter le gaspillage, dans le respect du développement durable. Cela demande un petit effort de chacun, pour le mieux vivre de tous !

Ecomobilité
L'écomobilité est une démarche visant à favoriser et développer les moyens de se déplacer en silence, sans polluer l'atmosphère, et de façon économe et durable. Marche à pied, vélo, roller, voiture électrique, transports en commun… il s’agit de rechercher et de mettre en application des alternatives aux moyens actuels qui utilisent des moteurs thermiques. Cela va de pair avec des aménagements et une nouvelle manière d’envisager des quartiers, pour que la voiture ne soit pas omniprésente !

Ecoquartier
Un écoquartier est un projet d'aménagement urbain visant à intégrer des objectifs de développement durable et à réduire son empreinte écologique. Un projet de quartier durable ou d’écoquartier se caractérise donc par la mise en œuvre d’une démarche visant à répondre, à son échelle et de façon cohérente, aux enjeux globaux de la planète, aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux locaux, à améliorer la qualité de vie de ses habitants et usagers et à renforcer la durabilité de la ville.

Intermodalité
Comme M. Jourdain, sans le savoir, vous « faites » peut être du transport « intermodal »… en effet, l’intermodalité est un concept qui implique l'utilisation de plusieurs modes de transport au cours d'un même déplacement. Le développement de l'intermodalité suppose que l'offre de transport alternative à la voiture particulière soit développée (ex : piste cyclable sûre, transports publics à proximité, co-voiturage..). Objectif : réduire l'usage de la voiture particulière et les nuisances qu'elle génère au profit d'un usage combiné de différents modes moins polluants

Logement collectif
Forme d'habitat comportant plusieurs logements (appartements) locatifs ou en accession à la propriété dans un même immeuble, par opposition à l'habitat individuel (pavillon, maison). La taille des immeubles d'habitat collectif est très variable : il peut s'agir de tours, de barres, mais désormais le plus souvent d'immeubles de petite taille. Quantitativement, l'habitat collectif est supplanté par l'habitat individuel et se rencontre de manière importante essentiellement en milieu urbain. Il présente portant des avantages certains, à savoir celui de consommer moins d'espace et de permettre une meilleure desserte (infrastructures, équipements…) à un coût beaucoup moins élevé pour la collectivité.

Logement individuel groupé
Qu’est-ce qui différencie le logement individuel (maison) du logement individuel groupé ? L’individuel groupé est une association de maisons individuelles accolées les unes aux autres sous différentes formes, jumelées ou en bande. La superficie des parcelles est réduite, de 200 à 350 m² maximum. Chaque maison dispose d’accès individuel et de jardin privatif. Cette formule est particulièrement adaptée aux jeunes ménages qui cherchent à accéder à la propriété, elle est aussi employée en locatif social.

Logement intermédiaire
On a tendance à distinguer une construction selon son caractère, individuel (maison) ou collectif. Aujourd’hui, il existe un « entre-deux » : le logement intermédiaire. Au sein d’un bâtiment de petite taille (qui ne doit pas excéder 4 niveaux), le logement intermédiaire est conçu dans le même esprit que la maison individuelle, avec la mise en place d’entrées indépendantes pour chaque logement individuel et la possibilité de disposer pour le locataire d’espace privatif extérieur (jardinet ou terrasse). En somme, les avantages de l’individuel avec ceux du collectif (bénéfice d’équipements de qualité, panneaux photovoltaïques, geothermie… qui seraient couteux en terme d’investissement pour un ménage seul)

Maître d’œuvre
Le terme maîtrise d'œuvre (souvent abrégé MOE ou MŒ) désigne une personne ou entité chargée de la conduite opérationnelle de travaux. Le maître d’œuvre est désigné par le maître d’ouvrage : il est le concepteur du projet ; il élabore le cahier des charges technique et contrôle la bonne exécution des travaux ; il joue un rôle d’interface entre le client et l’entreprise chargée d’exécuter les travaux. Il arrive que le maître d’œuvre soit l’entreprise chargée d’exécuter les travaux ou l’une des entreprises si les travaux sont répartis entre plusieurs entreprises. Le terme a été employé depuis le Moyen Age dans le domaine de la construction.

Maître d’ouvrage
Le maître d'ouvrage (ou maîtrise d'ouvrage, notée MO) est la personne morale physique (particulier), privée (SCI, SA, etc.) ou publique (État, collectivité, etc.) pour le compte de laquelle sont réalisés les ouvrages de bâtiment ou d'infrastructure. Il en est le commanditaire et celui qui en supporte le coût financier (avec des partenaires financiers ou non). La maîtrise d'ouvrage est l'entité porteuse du besoin, définissant l'objectif du projet, son calendrier et le budget consacré à ce projet. Le résultat attendu du projet est donc la réalisation et la livraison d'un résultat, appelé l'ouvrage.

Noue
Si on regarde dans le dictionnaire, le terme « noue » désigne un terrain périodiquement inondé. Dans les siècles passés, les biefs, les bisses, les béals et les béalières, étaient des petits canaux chargés d'amener l'eau aux roues à aubes ou aux turbines de moulins, de scieries ou d’usines de tissage. Ils permettaient également d'irriguer les prés et les prairies. Ces techniques ont été abandonnées… mais aujourd’hui, les changements climatiques, la raréfaction de l’eau, les sécheresses à répétition, impliquent de mieux gérer les eaux de pluie. C’est le rôle des noues, ces petits fossés peu profonds, qui permettent de stocker l’eau et contribuent ainsi au réapprovisionnement des nappes souterraines. Bien aménagés, végétalisés, ils contribuent également à favoriser la biodiversité.

Passiv Haus
Comme son nom l’indique… la maison passive prend son origine en Allemagne. La Passiv Haus doit limiter sa consommation totale (chauffage, ECS, auxiliaires, refroidissement, éclairage et tous usages électriques dans les logements, soit six usages) d’énergie primaire à 120 kWh/m².an. L'intérêt principal d’un bâtiment passif consiste à se passer de système de chauffage conventionnel ; seul un appoint -qui ne doit pas consommer plus de 15 kWh/m².an –est prévu pour les journées très froides. Ceci implique d’utiliser au mieux les apports solaires, d’utiliser de matériaux de construction favorisant l’inertie thermique du bâtiment, de favoriser les formes de maison compacte et simple (économie jusqu’à 30 %), de procéder à une étanchéité très soignée de la maison, de mettre en place une isolation thermique renforcée et d’installer des capteurs solaires pour le préchauffage de l’eau chaude sanitaire.

PLU (Plan Local d’Urbanisme) :
Document destiné à exposer l’ensemble d’une politique communale en matière d’urbanisme et la façon dont est envisagé le développement urbain. Il remplace l’ancien POS (plan d’occupation des sols).

Toiture végétalisée
Aussi appelée « toit vert » ou « éco-toit », la toiture végétalisée consiste à recouvrir d'un couvert végétal un toit plat (ou à faible pente). Les avantages sont multiples : une protection efficace contre les chocs thermiques (réduction des variations de température jusqu’à 40 %, permettant des réductions jusqu'à 20 % des coûts de chauffage des immeubles/logements situés en dessous), une bonne isolation phonique, la terre étant un très bon isolant phonique, et une étanchéité renforcée. Si on y ajoute l’aspect esthétique et le rôle positif pour améliorer l’air… la toiture végétalisée a tout bon !

ZAC (zone d’aménagement concerté)
« Les zones d’aménagement concerté sont les zones à l’intérieur desquelles une collectivité publique (ou un établissement public) décide d’intervenir pour réaliser ou faire réaliser l’aménagement et l’équipement de terrains»*. La mise en place d’une ZAC, contrairement à un lotissement, permet à la collectivité de maîtriser le programme d’urbanisation et notamment, le contenu, la densité, la forme, et la typologie des logements avec précision. Objectif : éviter l’étalement, réaliser des aménagements qui répondent aux besoins des habitants, de la commune, en faisant prévaloir l’intérêt général *code de l’urbanisme

Réalisation : Overscan